Tatouage : faire son numéro

Je n’élucide pas les raisons qui, au 21ème siècle, amènent une personne à se faire tatouer de son plein gré, si ce n’est :

  • 1/ l’insouciance : on ne se rend pas trop compte, on trouve ça joli, et
    10 ans après on paye pour se le faire enlever,
  • 2/ l’illumination : on a découvert un message essentiel, le sens de la vie, la bonne parole, et on se sent une mission de le transmettre par tous les moyens, y compris en le résumant par un idéogramme chinois sur son épaule,
  • 3/ la morbidité : on se déteste, pas assez pour se mutiler mais suffisamment pour signifier au monde : « je suis de la merde, regardez : vous pouvez me gribouiller dessus ».

Il se dégage en tout cas un dénominateur commun comme préalable à ces 3 mauvaises raisons : c’est la conviction profonde que les gens nous regardent, qu’il faut leur faire un numéro.

Une sociologie du tatouage par Monsieur le Chien :

30 réflexions au sujet de « Tatouage : faire son numéro »

  1. L’insouciance: ça fait juste 20 ans que je reflechis pour un tatouage, je mourrais avec…(j’ai passé l’âge de l’insouciance…)

    L’illumination: Aucun message, juste l’envie d’un beau dessin représentatif de ce que j’aime, ce que je suis…

    La morbidité: Là t’as surement un peu raison, sauf que l’automutilation je fais ça couramment, alor sle tatouage peut-être un peu léger pour se faire mal non?

  2. Ce qui compte, pour ce type de tatoué morbide, ne serait pas forcément de se faire mal mais de se déprécier aux yeux du monde (le pied !).
    Quant au dessin représentatif de ce que tu es, l’idée est la même : il faut tout de même être « illuminé » sur soi-même pour voir un mot ou un dessin ultime qui nous « représente ». Je serais pour ma part bien incapable de dire quel dessin me correspond (un serpent ? une épée ? un coeur ? un « a » de « anarchie » ?) au point de me le tatouer. D’abord parce que je change, ensuite parce que j’ai plusieurs facettes et plusieurs humeurs, comme un être humain quoi.

  3. pour moi, juste un témoignage, gravé, de ce que j’ai été. Et une façon de le l’affirmer à la face du monde. Savoir qu’on ne pourra plus le cacher. Que cette idendité passée, on ne pourra pas trucher et l’oublier, presque par inadvertance mais que si on veut l’oublier il faudra vraiment le vouloir et faire le geste. L’assumer à nouveau.

  4. Je me permets juste de te répondre sans haine ni disgrâce. J’ai actuellement 19 ans, si j’avais voulu faire un tatouage pour la mode, le fun, que les gens le regardent, exprimer quelque chose, me faire mal… je l’aurai fait à mes 16 ans avec beaucoup de plaisir.

    Après, je trouve ton article très réducteur (oui je l’ai lu comme quoi, je ne suis pas bêtement fermée d’esprit et bovine). C’est vrai qu’il y a les gens qui font un signe chinois “on sait pas ce que ça veut dire mais c’est beau alors je le fais”, un tribal “parce que je l’ai vu sur la croupe de Paris Hilton”, un flash “parce que les hirondelles rockab c’est trop kewl”… mais si je passe autant de temps à réfléchir, à chercher, à polir mon motif c’est pour ne pas entrer dans ce moule de gens-là: ceux qui n’ont rien compris et font la vache avec matricule *sourire angélique *.

    Dire qu’il est “vilain” est assez virulent… qui es-tu pour dire que mes idées sont “vilaines”? As-tu au moins parcouru [mon] blog pour dire que mes idées sont éventuellement “vilaines”? Que mes projets sont “vilains”? Je serais effectivement une vilaine si je mettais une photo de mon arrière-train avec une coccinelle dessus pour reprendre ce que disait Anne-Elisabeth (j’ajouterai même avec mon dernier string trop seksi histoire de rameuter du monde et d’exploser mes stats!)
    Qu’il y ait des pro-tattoos, des anti-tattoos je le conçois, personnellement, je suis contre les modifications corporelles extrêmes (et contre beaucoup d’autres choses) mais je n’empêche pas les gens de le faire et je ne tente pas de leur faire la morale en leur liant mon “sacrosaint article”.

    Parce que tu dis qu’il faut être illuminé sur soi pour se tatouer mais tu dois donc aussi détenir la parole divine pour ainsi te citer.

    Enfin, je dis ça, je dis rien. Je suis gentille, je ne modère pas ton commentaire et j’y réponds sans attaque. Et pour être certaine que tu le lises, je le poste aussi ici.

  5. Divine, je ne sais pas. Ton article semblait dire que tu étais dans une phase de réflexion (tattoo ou pas tattoo). Mais si mon conseil arrive trop tard, j’en suis désolé.

  6. Tu la dispenses comme un prêche en tout cas!

    Franchement, ne vois pas ça comme une attaque ou autre, comme le sujet est sensible, je m’emballe vite. C’est tout.

    Au plaisir de te lire malgré ça.

  7. Comme ça a déjà été dit, ton artice est très réducteur. A ta courte liste, on peu aussi rajouter :
    * l’amour de l’art : ou l’envie de trimbaler avec soi un acte esthétique.
    * le narcissisme (sisi) : mon corps est tellement fascinant que je ne vise qu’à le sublimer davantage.
    *l’expérience humaine : par le tatouage, rejoindre, de loin, les légions de bagnards, de mafieux russes, de freaks, de marins qui en ont fait un art de vivre ou plutôt de survivre.

    Et on peut le décliner à l’infini. Je respecte ton avis, bien qui très peu étayé (des exemples, des photos !) mais autant tu décris le tatouage comme une pratique morbide et stupide, autant pour moi il est une de mes façons de m’épanouir.
    Chacun sa vision…

  8. @fileusedenuit : merci pour le « chacun son avis » et merci de « respecter » le mien !
    « L’épanouissement » ou « l’amour de l’art » ne sont pas des motifs qui suffisent à expliquer le tatouage : pourquoi certains se contentent de s’épanouir devant un tableau, de dessiner sur un carnet, ou encore de faire passer l’aspect décoratif dans les vêtements et le maquillage, tandis que d’autres doivent se le reproduire sur le corps de façon indélébile ?
    Il s’agit d’une mise en scène de soi-même à destination des autres, et je pense en effet qu’il faut creuser du côté du narcissisme et de l’aliénation.

    1. respect!!!!!? par ce que tu sais prk tt les gens se font tatouer!!!?dans ton discours, je ne lis aucun respect pour l’opinion de gens tatouer! sans doute que certaines personnes ne réfléchissent avant et fond des trucs sans queue ni tête!!!! personnellement, si je me ss fait tatouer ce n’est pour personne d’autre que moi-mm!!!! que j’ai dessiné moi mm!!! car après le deuil de ma ptite soeur c’était la seule façon pour moi d’être physiquement au plus près d’elle… passe moi le paragraphe morbide…. et tu c quoi j’ai une suggestion de tatouage pr toi Xix, une belle merde!!!! chacun est libre de son corps!!!!

      1. En tout cas, si vous décidiez un jour de vous faire tatouer un mot ou une phrase, faites-la d’abord relire par quelqu’un, il vous corrigera les fautes.

      2. ok j’ai fais des fautes!!! je m’en fou!!! je peux vous dire que j’ai des lettrages tatoués, et sans fautes!!!!! j’ai commenté sur le coup de la colère!! comment peut-on se permettre de juger des personnes de la sorte!!! alors peut-être que vous pourriez m’apporter des cours d’orthographe et moi je pourrais vous apprendre ou lui apprendre ce qu’est la tolérance!!! et le non jugement!!!!!!!!!!!!MERCI l’oeil

      3. En fait, je n’ai jamais eu l’idée de me faire tatouer parce que j’aurais trop peur d’être marginalisée par mes employeurs, le milieu social auquel j’aspire, le cercle d’amis que je fréquente. C’est aussi pour cette raison que j’écoute du Johnny Halliday en cachette, et que je planque tous mes Closer sous mon matelas. Et puis, entre nous, je ne mange que des sushis parce que c’est plus classieux que le cassoulet de chez Mimile. J’aime tellement faire partie des gens bien…bien dans la norme . Pas un pli qui dépasse. Comme chantait Boris Vian : « J’suis snob ! C’est la seule chose que j’gobe ».
        Aliénation, narcissime ? Peu me chaut ! (oui, peu me chaut c’est plus chic que « j’m’en branle » ! 😉

  9. L’aliénation je ne sais pas, pour moi, c’est tout de même un concept « d’emprisonnement dans quelque chose » que ce soit physique ou psychologique alors, juste si tu pouvais me dire ce que tu entends pas là? ça m’intéresse!

    Le narcissisme je suis par contre tout à fait d’accord. Cependant, c’est un narcissisme personnel, du moins à mes yeux, surtout quand les tatouages ne sont pas vu de prime abord. En même temps, tellement de gens se déprécient, se détestent, ont une basse estime d’eux-même, pas beaucoup de confiance… si ça peut apporter un peu de plaisir à l’ego, pourquoi pas si il n’y a pas de regret après? C’est un peu comme une fille banale physiquement qui se rend jolie (à ses yeux) en se maquillant et prenant soin de se vêtir. Je pense que le narcissisme (ne tombant pas dans l’extrême) peut être une bonne chose, une sorte d’équilibre.

    Après, pourquoi voulons-nous le faire alors qu’effectivement nous pourrions nous extasier artistiquement sur autre chose… aucune idée. Rimbaud disait vouloir faire toute expérience de son corps pour connaître les choses, peut-être cela peut-il faire partie d’une vision semblable de l’empirisme? Ou juste l’envie de devenir en soi une oeuvre d’art, atteindre le sublime oui.

    Voilà, j’aime beaucoup le ton de réflexion que tout cela prend en tout cas, sans rancune!

  10. Le ton de la réflexion certes, mais celui de l’humour aussi, un peu, ne l’oublions pas : que tous les tatoués du monde ne viennent pas déposer ici leur raison personnelle de se tatouer en m’expliquant que j’ai oublié d’en citer une !

    « Aliénation », comme un enfermement, en effet. Enfermement dans un mode de pensée ou dans une pratique dictée par la société consumériste, rock’n’roll et djeunz.
    Enfermement dans l’individualisme égocentrique et la croyance que, parce que j’ai un petit dessin personnel sur la hanche, je ne suis « pas comme les autres », je suis « unique ».
    Enfermement sur soi-même et sur son corps : je m’aime, je me fais croire que je suis une « oeuvre d’art » (ben voyons mon ptit bichou !), mais en réalité, je ne m’aime pas assez tel que je suis (j’ai besoin de « m’enluminer ») et je suis incapable de vivre ou de créer par moi-même. Car oui, fileusedenuit parlait d’expérience humaine, mais ce n’est pas se tatouant qu’on comprend le mieux un marin ou un bagnard, c’est plutôt en voyageant ou en vivant leur misère et leur grandeur. Le tatouage est justement un leurre qui détourne de cela. C’est la partie visible et superficielle de son rêve.

  11. quel ton condescendant Xix, comme c décevant! Ton article laissant entendre que ce pouvait être un lieu d’échange et de discussions.
    Ton dernier commentaire laisse plutôt penser que tu n’es pas très à l’écoute.
    Bien sûr que chacun peut avoir son avis… mais la sagesse populaire rappelle que « seuls les imbéciles changent jamais d’avis ». Je crois que ceux qui se sont exprimés ici n’avaient pas pour but de te faire changer d’avis mais simplement te montrer que tu n’avais pas forcément tout vu et qu’en tous cas, puisque tu voulais émettre un jugement sur les tatoués, autant te faire partager un max d’experiences diverses pour que ton jugement soit fondé sur le plus d’éléments possibles.
    ton dernier commentaire semble montrer que ce n’est pas ton but…dommage…

  12. Pour ce qui est de l’humour, entre nous, il faudra repasser. Je sais rire de certaines choses me touchant (la compulsivité d’achats, le matérialisme, mon fétichisme des chaussures et autre bêtises), mais toi qui a lancé les « hostilités » était-ce réellement sur un ton humoristique?
    Je suis certaine que si ton article avait été au 2nd degré j’aurai ri, l’illustration est bien trouvée etc. Mais là, même si mon but n’est pas de te faire changer d’avis, tu t’enterres et fais un peu l’autruche. Ce qui est bien dommage quand personnellement (même si je suis sure que tu t’en fous juste royalement.), je fais l’effort de comprendre ta façon de voir les choses et ce, sans avoir recours à une sorte de « mépris ».

    Mais tu as globalement raison: je suis égocentrique, je suis ultra-narcissique, je n’aime que moi, je suis d’une beauté tellement rayonnante qu’il faut que je sublime mon corps de déesse en utilisant mon masochisme pour me faire mal parce que je suis morbide et que j’aime ça, qu’on ait pitié de moi et ce grâce à de « vilains » tatouages. D’ailleurs, je veux le même tribal que sur la voiture de Johnny.

  13. Que de déçus !
    @ enfant gaté : je ne vois pas en quoi mon commentaire ferme le dialogue : il précise mon opinion en réponse aux questions qu’elle a suscité. En revanche, je t’arrête tout de suite : ceci n’est pas à proprement parler un lieu d’échange et de discussion, même si j’apprécie de temps à autre 1 ou 2 réactions y compris contradictoires. Je dépose ici quelques petites phrases que j’ai parfois en tête depuis quelque temps, j’y ai tout de même un peu réfléchi, alors excuse-moi si le 1er témoignage de tatoué venu ne me fait pas immédiatement vaciller. D’ailleurs, les motifs qui m’ont jusque là été donnés, ne remettent pas en cause à mon avis les catégories que j’ai citées.

    @ fileusedenuit : je te suggère plutôt de ne pas repasser si tu es insensible à l’humour de cet article ou des autres : il y est bel et bien présent et il me semble en tout cas évident que ma démarche ne vise pas ici à établir une liste sérieuse, exhaustive et scientifique des motivations des tatoués, dont je me fous, ni de comprendre le motif individuel de chacun. Parfois, par provocation ou par amour de la formule, on peut être amené à exagérer ou déformer les faits. Mais bien sûr, il faut imaginer que, précédant chaque article, il y a un autocollant qui dit « chacun son avis, je vous respecte tous ».
    En tout cas, fileuse, je tiens à te dire que tout ce que j’écris ne t’est pas personnellement destiné. Ainsi, je ne tiens pas à « rire de choses qui te touchent » et je n’ai jamais dit que tu étais égocentrique ni ultra-narcissique, ni quoi que ce soit, car je ne te connais pas.

  14. (n’accuse pas la belle Fileuse de mes propos ^^)

    Je sais que ça ne m’est pas destiné ^^ j’ai juste regroupé tous les critères, je disais juste que si l’humour est présent, je fais partie des gens qui maitrisent l’autodérision, mais c’est vrai que ton dernier commentaire paraissait plus fermé que les autres.

    Enjoy!

  15. Rhoo Delilah (chui rouge) et je te retourne le compliment que tu mérites autrement plus !

    Je suis parfaitement d’accord avec ce que vient de dire ma camarade de bouzille, tu sembles un peu chatouilleux dès lors que l’on conteste ton opinion. Pour expliciter la tonalité de la mienne, un peu tranché certes, je dirai que ton ton lui même assez assertif (c’est dur le matin, pardon !) m’a incité à répondre dans le même esprit. Il va sans dire que je respecte ta façon de voir : ne confond pas contestation et mépris des opinions d’autrui !
    Après, j’ai fait quelques critiques mais je les ai un minimum argumenté, tu as de ton côté parfaitement le droit de les ignorer !
    C’est très vrai ce que tu as dit sur la démarche un peu partielle qui consiste à appréhender une culture uniquement par mimétisme : cependant je n’ai guère le loisir de parcourir le vaste monde à la rencontre de ces gens même si j’en ai l’envie. Un jour peut être ? Néammoins ce manque est-il une raison suffisante pour juger négligeable l’intérêt que je porte à la mémoire des exclus et des marginaux ? J’ai tout de même fait l’effort de me mettre à leur place, de me documenter un minimum. (ce que tu n’a surement pas fait au niveau du tatouage -bouh au secours pardon une critique !-) Simple histoire d’honnêteté intellectuelle. Soyons clair, mon but n’est pas de te faire changer d’avis, ça m’est égal de convertir une personne supplémentaire aux joies de l’encrage. Mais nier la dimension historique, culturelle, politique, sociologique du tatouage pour le réduire à un « Enfermement dans un mode de pensée ou dans une pratique dictée par la société consumériste, rock’n’roll et djeunz », c’est choupinet tout plein comme raisonnement. Et je ne dis pas que cette affirmation même n’est pas vraie ! Au contraire, il y beaucoup de monde à qui elle pourrait s’appliquer. Mais il vaut mieux éviter de partir de cas particuliers pour en tirer des postulats généraux sur l’art du Tatouage (parce que les Maoris, le rock’n roll, ils s’en foutent un peu je pense).
    Bon, OK, tu vas me dire que c’est ta façon de voir, que tu t’en fiches de mon avis, que c’est un blog d’opinions personnelles qui n’a pas forcément l’objectif d’être archidocumenté. C’est ton droit le plus strict. Mais alors, n’attend pas comme un dû que tout le monde applaudisse à des trilles un peu légères (dans le même esprit, y a aussi : la guerre c’est pas gentil et le sida c’est pas bien).

  16. Ah ben, si tu te renseignes un petit peu tu apprendras que non, le lobby des tatoués ne domine pas le monde et que historiquement, le tatouage était une pratique marginale (même si des grands de ce monde comme la reine Victoria en arboraient parfois).
    Aujourd’hui, effectivement, il y existe tout un commerce du tatouage pourrave, tribal sur le bas des reins et autre. Effectivement c’est une pratique qu’on ne peut plus qualifier de marginale (comment survivraient les shops ?).
    Cependant, on ne peut nier (enfin si on connait un peu le sujet) qu’inscrire de manière raisonnée l’acte de tatouage dans une esthétique, une idéologie, une culture, une réflexion reste minoritaire autant au niveau d’une population générale (celle d’un pays comme le notre par exemple) que du peuple des tatoués (à une échelle moindre, bien sûr).
    Ceci étant, je ne pense pas le tatouage actuel comme marginal. Je m’intéresse simplement à travers la période du XXème siècles aux liens entre marginalité et tatouage.
    On est bien d’accord : un papillon sur l’épaule, en soi, c’est pas la révolution mexicaine !

  17. Bonjour,
    @ Xix
    votre réponse « que tous les tatoués du monde ne viennent pas déposer ici leur raison personnelle de se tatouer en m’expliquant que j’ai oublié d’en citer une ! »
    m’a bien fait rire…
    Un tatouage est symboliquement fort, aussi, pour celui qui se fait tatouer votre article, jugé réducteur, met à mal cette symbolique et donc l’individu tatoué. D’où le risque inhérent de se retrouver enseveli sous une avalanche de commentaires provenant de tatoués frustrés. Arf.
    Bon allez je me fend de mon petit commentaire, rien de plus énervant que de voir parader des abrutis pseudo-rebelles fiers de leur(s) tatouage(s) mais c’est les gens qui le portent qu’il faut blâmer. La perception du tatouage récolte les fruits amers de sa démocratisation.
    Un tatoué

  18. Cher tatoué,
    Ma grille d’analyse couvre la quasi-totalité du monde tatoué occidental. La quasi-totalité, c’est-à-dire que j’admets l’existence d’un pourcentage résiduel de tatoués (évalué à 1 ou 2 % d’après une méthode rigoureusement non-scientifique) qui agissent en raison d’un 4ème motif, qu’on est obligé de qualifier d’inexplicable, ineffable et divin. Peut-être en faites-vous partie, ou encore êtes-vous Maori ? Amicalement.

  19. Il y a de magnifiques tatouages, que j’aime regarder/admirer comme j’admire un tableau… de là à me faire tatouer moi-même… ça fait 30 ans que je me pose la question, trop longtemps pour que je passe à l’acte. Et puis il y a une chose qui me terrifie dans le tatouage, c’est la vieillesse de la peau tatouée… brrrrrr rien que d’y penser !

  20. Je partage ton interrogation  » Je n’élucide pas les raisons qui, au 21ème siècle, amènent une personne à se faire tatouer de son plein gré, » mais pas ton analyse ; après tout les motivations diverses personnelles ou plus largement sociologiques nous dépassent tous !!!
    Je me permets de t’indiquer un lien vers un article déposé sur mon blog – relever sa manche  » dans la rubrique  » réfléchir « …
    Amitiés

    1. Et tu ne souhaitais pas mettre le lien ? 🙂 Je suis allé le lire. C’est une belle mise en scène en effet des diverses « motivations » de chacun…

  21. Je découvre ce blog et sa méthode de référencement interne, qui force le respect, j’en laisse une trace en disant que c’est de la main à la main que m’est parvenu les yeux jaunes des crocodiles, et qu’il m’a tout à fait plu. Pour ce que j’en vois à Tahiti c’est un peu comme çà que la lecture fonctionne. On y mange du chien, alors sa réduction de la Tatoologie, passerait pour une vilaine blague. Des tatoués y’en a plein partout, et j’en suis. Mais çà ne se voit pas du premier coup d’oeil.

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