Débrancher, sortir, souffler

[Petits frissons robotiques…]

Si le monde vous semble fou et que vous vivez en ville, essayez cela : quittez la ville et filez à la campagne.

Lorsque tout va vite et de travers, que le monde semble courir à sa perte et que vous êtes seul à vous dire « bon sang mais merde ! »… alors filez à la campagne, on ne sait jamais. Il reste toujours la possibilité que vos problèmes soient seulement liés à la virtualité urbaine.

Car ici dans cette ville, vous n’êtes pas tout à fait vous. Dans cette ville vous êtes venu en vue d’une vie particulière, avec un but particulier. Pour supporter de vivre selon ce but particulier, vous vous êtes mis dans un état particulier, une configuration d’existence particulière en accord de quoi votre visage a revêtit un voile et vos mensonges se sont prêtés à un jeu particulier. Sertie dans la bulle urbaine, la vie n’est pas la vie au sens où on l’entend, elle est une parenthèse. La réalité se situe dehors.

La solution est de se retrouver. Une fois à la campagne, une fois extirpé de cette bulle, la vraie vie reprend son cours : tout reprend sa forme et sa lenteur authentiques. Ces révolutions de mœurs, de technologies, tout ce qui vous effrayait ou vous euphorisait, auquel la ville avait fini par vous faire croire : tout cela s’avère vain et inexistant. En réalité, rien ne s’est réellement passé. Tout est toujours le même, intact, les gens toujours les mêmes, avec les mêmes opinions. Cette agitation était en fait absolument illusoire et virtuelle. Il faut sortir de la ville pour s’en rendre compte. Sortir de la ville et souffler une bonne fois, exténué.

Si maintenant, le monde vous semble fou et que vous vivez déjà à la campagne, alors je n’ai pas de solution pour vous ! Mettez-vous au milieu d’un champ et hurlez ?

6 réflexions au sujet de « Débrancher, sortir, souffler »

  1. Allons plus loin.

    S’en aller en rase campagne refonder une micro-société basé sur des valeurs saines,nourrit par son travaille,chauffer par son feu… Je me demande serieusement.

    Mais l’on ne se sauve pas seul,et a l’appel d’un « qui m’aime me suive » ne repondrait que ma femme et mon chien,que je devais d’ailleurs faire piquer il une semaine (mon chien).

  2. Je suis à la campagne et le monde me semble fou…

    Je préconise de partir en pleine nature, au fin fond de la Sibérie.

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