2 réflexions au sujet de “« Les gens »”

  1. Forcément. C’est toujours la même « gens », issue des mêmes « familiae », avec les mêmes tares congénitales, les mêmes qualités héréditaires et les mêmes défauts.
    Les gens quoi ! Vous. Moi. Eux.
    Et au bout du bout de la branche, un grand papa simiesque.
    Et au bout du bout des abysses, une grand-maman crossoptérygienne.

    1. Mais quand même, lorsqu’on a dit cela, je m’aperçois qu’il faut en dire un peu plus . Même si, pour moi, cela résume l’essentiel.

      Je n’ai pas lu Philippe Roth (quelques paragraphes du « Complexe de Portnoy » tout au plus, et comme tout le monde), je ne sais donc pas ce qu’il a voulu dire.

      J’aimerais tout de même vous faire part d’une réflexion basique et qui, pour basique qu’elle soit, ne m’a frappée qu’hier. Je sortais d’un théâtre où je venais d’assister à la mise en scène « Des hommes debout », d’après le « Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé Césaire. La performance du comédien David Valère m’ayant particulièrement impressionnée, je suis partie en quête de sa biographie. J’y ai découvert d’étonnantes similitudes. Et je me suis dit : qu’est-ce qui fait qu’aujourdhui Valère se retrouve sur une scène de théâtre à pouvoir dire sa différence, son combat, sa capacité à transformer sa résilience en réussite, et pas moi ? Une détermination particulière ? Peut-être ? Des qualités d’expression et de communication remarquables ? Sans doute. Mais, au-delà de ça, il faut tout de même un facteur « chance » : le hasard des rencontres, un environnement propice etc…

      Les gens sont les gens. Exactement tous les mêmes, j’en suis convaincue. Tous les mêmes avec les mêmes talents, les mêmes qualités de réflexion, les mêmes drames, les mêmes aspirations, le même Iphone, le même papier cul et les mêmes pierres-tombale. Toutefois, il émergera, de cette masse proliférante, une voix qui portera celle des autres, une plume qui écrira la vie des autres, un corps qui mimera la gestuelle du monde, des doigts qui le mettront en musique. Pourquoi celui-là, plutôt qu’un autre ? Et puis, il y aura celui qui vivra un siècle face à cet autre qui n‘aura vécu que trois jours de sa jeune existence. Voilà qui reste un mystère, une injustice fondamentale. Un drame à la Caïn. Une grâce aussi…

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