Poème du samouraï

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Dans un ancien cahier, je retrouve ce poème du samouraï que j’avais recopié il y a bien longtemps. Je ne me souviens plus d’où je l’ai tiré.

Je n’ai pas de parents, je fais du ciel et de la terre mes parents.
Je n’ai pas de foyer, je fais du plus profond de moi-même mon foyer.
Je n’ai ni de vie ni de mort, je fais de l’éternel ma vie et ma mort.
Je n’ai pas de corps, je fais du courage mon corps.
Je n’ai pas d’yeux : l’éclat de l’éclair, voilà mes yeux.
Je n’ai pas de stratégies, libre de tuer et libre de protéger, voilà ma stratégie.
Je n’ai pas de desseins, l’opportunité est mon dessein.
Je n’ai pas de principes, l’adaptation à toutes les circonstances, voilà mon principe.
Je n’ai pas de talent, je fais du prompt esprit mon talent.
Je n’ai pas d’ennemis, je fais de l’imprudence mon ennemie.
Je n’ai pas d’armure, je fais de ma droiture et de la bienveillance mon armure.
Je n’ai pas de château, l’esprit immuable est mon château.
Je n’ai pas d’épée, de l’état au-delà de la pensée je fais mon épée.

Une réflexion au sujet de « Poème du samouraï »

  1. Le monde n’a d’existence qu’autant que rayon de lune qui se reflète dans l’eau puisée au creux de la main.
    Tetsuo meno san.

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