L’univers : ça c’est fait.

univers portée de main

Peu disposé à l’émerveillement scientifique, j’accuse un certain degré d’ignorance dans ces matières. J’ai cessé de m’y confronter aussitôt que l’école a jugé que je n’avais plus à m’en soucier.

Pour cette raison, on m’a recommandé la lecture de L’Univers à portée de main : un livre de vulgarisation écrit par un élève de Stephen Hawking (Christophe Galfard) sur la physique de l’univers, l’astronomie, la physique quantique… Un voyage dans l’infiniment grand et l’infiniment petit, renversant pour quelqu’un d’infiniment moyen comme moi. La lecture permet de saisir, l’espace de quelques secondes, la réalité de choses réputées complexes ou inaccessibles au point qu’on ne cherche même pas à savoir ce qu’elles veulent dire lorsqu’on est amateur. Théorie de la relativité, trou noir, champ quantique… Et l’on se sent alors un peu idiot à découvrir des choses que le monde connaît depuis près d’un siècle – vous le saviez, vous, que la gravitation de Newton, qu’on enseigne pourtant à l’école, était caduque et dépassée ? Vous auriez pu me le dire.

Autre étonnement que m’a apporté le livre : la façon dont se font les grands apports scientifiques. Avec un soupçon de mépris sans doute, j’avais l’intuition qu’un génie scientifique était moins singulier qu’un génie littéraire ou artistique. Tuez dans le berceau Vincent Van Gogh ou Honoré de Balzac, c’est toute une œuvre qui serait à jamais perdue pour l’humanité, personne d’autre ne pouvant produire la même chose à leur place. Tandis que, parce que l’on parle pour la science de « découverte », le sentiment est qu’il suffit de « bien regarder », de mettre sur la table le temps et les moyens suffisants. Une énigme à résoudre ? Mettez sur le coup une équipe de chercheurs fraîchement sortis de la meilleure université, penchez-les sur leur microscope ou leur accélérateur de particules et ils finiront par trouver ce qu’il y a à trouver. Et si ce n’est pas eux, ce sera leurs collègues de l’université d’en face.

Or ce n’est pas de cette façon que les choses se passent. La plupart des grandes avancées scientifiques n’ont pas été des découvertes mais des inventions : à l’origine, il y a un génie qui a une intuition, qui émet une hypothèse plus ou moins farfelue qui le reste pendant des décennies aux yeux du monde avant d’être effectivement découverte, c’est-à-dire prouvée par l’expérience et observée. J’adresse ainsi mes plus plates excuses à la communauté scientifique pour le péché d’orgueil que je lui ai opposée toutes ces années !

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