L’arbre et le fruit

Vu hier un documentaire sur la vie d’Engels.

Entre deux écrits politiques, il observe avec lassitude les révoltes ouvrières européennes se dérouler toujours différemment de ce qu’il avait théorisé. Avec l’argent de Papa, il fait un break de quelques mois et voyage à travers la France. Il écrit alors un journal léger, exempt de réflexions révolutionnaires, dans lequel il chante les beautés des paysages, des villes, des régions, des femmes et des vins. Après quoi il retournera à ses marottes montées sur barricades, en Angleterre ou en Allemagne.

Les progressistes ont, au fond, le même goût pour les belles choses que tout un chacun. Simplement ils ignorent qu’elles ne tombent pas toutes seules des arbres, mais qu’elles sont l’arbre ; le lent fruit séculaire de ce qu’ils s’acharnent à arracher.

Une réflexion sur “L’arbre et le fruit”

  1. Elles ne peuvent cependant pas être à la fois l’arbre et le fuit ! Ta judicieuse réflexion m’incite à croire que les belles choses sont plutôt les fruits de l’arbre que les radicocos s’acharnent à abattre.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s