« L’intelligence et la sottise de mon chien »

Arthur Schopenhauer dans Esthétique et métaphysique :

« De même que l’intelligence et parfois la sottise de mon chien ont provoqué mon étonnement, j’ai éprouvé le même sentiment à l’égard de l’espèce humaine. Des milliers de fois, son incapacité, son manque total de jugement et sa bestialité ont soulevé ma colère, mais à d’autres moments je me suis étonné de voir comment chez une telle race, sont nés tant de beaux arts, comment ont-ils pu prendre racine, se maintenir, se perfectionner, et comment cette race a pu préserver de la destruction pendant 3 000 ans, en les transcrivant, les œuvres des grands esprits, cela au milieu de toutes les désolations de son histoire. »