Les hommes viennent de Mars, les femmes sont d’ici

Ce qui empêche les hommes de se mettre complètement sur un pied d’égalité avec les femmes, c’est cette intuition qu’ils n’ont pas été invités sur Terre au même titre qu’elles, ni n’y sont logés à la même enseigne. Au départ, la donne n’était pas la même.

Ainsi l’homme se perçoit : un être nu, vulnérable, dépourvu, qu’on a projeté dans la nature hostile, abandonné, à la merci de tout, et dont l’éternel destin est de lutter tant bien que mal contre ce monde hérissé.

A ses yeux, le sort de la femme est bien différent : elle, fait partie de la Nature. Leur connivence est évidente : elle est de mèche avec la Terre. Comment ne pas nourrir cette suspicion ? Comment ne pas voir, quoi qu’elle en dise, qu’elle est du même bois que tous les autres éléments terrestres : comme eux, elle donne la vie, elle a ses saisons, ses racines, son instinct, elle sent le monde, elle entretient une complicité avec lui… Et il faudrait encore l’inclure dans notre cercle de solidarité ?

Imaginez seulement le premier homme : né aux côtés de sa sœur, ils ont vécu joies et détresses au diapason, quand est soudain venu le jour où… en fait, elle mettait au monde, tout comme la terre et les champs. En fait, elle était connectée à la Nature, elle en connaissait les trucs… Trahison !

Dès lors, l’homme a bien voulu descendre de tous les singes qu’on veut, mais pas de la même branche que son homologue féminin. Bien vite il a dû se sentir plus d’affinité avec n’importe quel animal, et a renvoyé la femme à son ascendance florale, végétale, vénéneuse !

C’est du fait de cette illusion, je crois, que l’homme cherche à « dominer » la femme : il s’en distancie, s’en méfie, s’en moque, s’en empare… non pas à titre particulier, mais au titre de sa volonté générale de maîtriser le monde dans son ensemble : la femme est pour lui un aspect parmi d’autres de cette nature à dominer.

7 réflexions au sujet de “Les hommes viennent de Mars, les femmes sont d’ici”

  1. Depuis le début il me semble que je suis camérafiée, suivie, pistée etc. par l’Oeil.
    Toujours synchro avec ce que je vis.
    De plus en plus troublant.
    Bref, je ne vais pas me confondre en sentimentalisme et autre réseau Hartmann.
    Je voudrais donc demander si cet article est le reflet de votre avis, ou une vulgarisation de votre cru du célèbre ouvrage qu’on ne nomme plus…
    ———
    Ce qui ne m’empêche pas d’ajouter ma pierre.
    ———
    Il y a des tas de choses qui se disent sur pourquoi les hommes cherchent à dominer la femme. Pour ma part, j’ai tendance à oublier ce fait. J’ai tendance même à croire qu’il n’est pas si fréquent, jusqu’au moment où je m’approche d’un représentant de la gent masculine et que nos pions se placent sur l’échiquier relationnel – quelle que soit la nature des relations d’ailleurs. Et à chaque fois je suis surprise par cette volonté, même sous couvert d’humour, de « gagner » dans les échanges, dans les rapports. Candide, je m’avance vers l’autre pour converser (se tourner vers) et je me retrouve dans un autre paradigme. Celui du « attend cocotte je t’explique ». Donc très souvent dans mes échanges avec les hommes que je croise, je finis par écouter bien doctement mon interlocuteur, car il est comme saisi de cette envie de me convaincre, de m’expliquer ou que sais-je. Dans tous les cas, il est rare que l’échange soit sur le mode complétude. Il est plus souvent dans le style didactique. Je dois avoir une bonne trombine de cancre ou de nouveau-né !
    ————
    Le plus souvent je laisse parler car tenter de faire remarquer à mon interlocuteur que notre conversation s’est transformée en cours ne ferait qu’encourager l’homme de la situation à justement m’expliquer, plutôt que d’échanger.
    ————
    Un ami me disait que les hommes ont peur des femmes.
    ————
    Je ne raisonne pas en ces termes dans mes rapports avec autrui.
    J’ai plutôt le réflexe de me tenir devant « quelqu’un »…
    ———–
    Sur nos 23 paires de chromosomes, je ne perds pas de vue (merci très cher prof de Bio de Terminale !) l’information concernant le sexe ne tient que sur la dernière paire. Tout le reste, c’est ce que nous avons en commun…
    ———–
    Et ce qui nous différencie, nous uni.
    Amen.

    1. Attention Vitally, je vous vois…
      Pour répondre à votre question : je n’ai pas lu l’ouvrage en question, je n’ai que parodié le titre. Je ne peux pas vraiment dire pour autant que ce soit mon avis, dans le sens où ce n’est pas ce que je crois personnellement : c’est ce que je crois que les hommes croient inconsciemment !

  2. AAAAAaaaah…ben maintenant que vous le dites !
    Ok.
    Vous excluez-vous de la part masculine de l’humanité ?
    Pas obligé de répondre…

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